Jardins communautaires : l’écologie intégrale en pratique
Abstract
Cet article plaide pour que les communautés chrétiennes adoptent les jardins communautaires en tant que reflet de l'écologie intégrale. S'appuyant sur des projets de la province jésuite irlandaise, il souligne les avantages de la production alimentaire, de la durabilité environnementale et de la construction de la communauté, tous enracinés dans la réflexion théologique sur le récit de l'Eden dans la Genèse.
Introduction
L’intérêt pour les jardins communautaires et les jardins familiaux ne cesse de croître partout dans le monde.[1] Dans cet article, nous proposons que les communautés chrétiennes accueillent et encouragent cette tendance, et même l’expérimentent. Nous établissons une base théologique pour les jardins communautaires ecclésiaux en réfléchissantau récit de l’Éden dans Genèse 2. Nous décrivons ensuite ce phénomène croissantavant de suggérer, en nous référant aux projets de jardins communautaires mis en place dans la province jésuite irlandaise, que s’ils offrent des avantages tangibles en matière de production alimentaire et d’atténuation environnementale,les bienfaits intrinsèques de la convivialité et de la communauté méritent aussi notre attention. Les jardins peuvent être des expressions d’écologie intégrale mise en pratique.Ils ne donnent pas des résultats mesurables spectaculaires,mais ils peuvent servir de témoignage de l’épanouissement qui résulte de la poursuite de la justice environnementale et sociale.
Enraciner le jardin dans la bible
Considérant la place des jardins dans les Écritures nous fait penser à l’Éden, le jardin primitif.Nos réflexions sur ce texte biblique se concentrent sur les thèmes dogmatiques importants de la chute et de la promesse de rédemption. Nous pouvons devenir si familiers avec un texte que nous passons à côté de ce qu’il nous dit. Lorsque nous allons au-delà des grands thèmes généraux, plus près du fond du texte, jusque dans les détails, nous trouvons un endroit fertile pour planter notre anthropologie.
Le deuxième récit de la création commence en Genèse 2 avec un espace en attente d’être façonné. Dieu crée le jardin d’Édenà partir du sol et, comme un potier, façonne les humains à partir de la même substance. Le jeu de mots ici est communément reconnu: le solאדמה (adama),d’où est tiré le nom de l’humain : Adam. Et, où Dieu place-t-il Adam ? Dans un monde qui, comme le ditla célèbre écrivaine américaineMarylynne Robinson, est« est adapté au plaisir humain ».[2]Robinson observe à juste titre : « La beauté des arbres est indiquée avant le fait qu'ils produisent de la nourriture. »[3] Le jardin a une bonté indépendantede son bénéfice commercial, de sa contribution à l'apport calorique national ou de l'augmentation des marchés des matières premières.
L’être humain que YHWH a créé ne peut être compris hors de son environnement. Il n’est complet que lorsqu’il est mis en relation avec d’autres créatures, mis d’abord en relation avec les nombreuses autres espèces qui vivent dans le jardin, puis mis au sein d’une communauté d’êtres humains par la création de son partenaire : lui et elle, Adam et Ève. C’est l’humain qui est placé dans ce réseau de vie, cette dense écologie de créatures et de plantes et de beauté, qu’il est chargé de cultiver et de garder (GN 2,15).[4]
L’universitaire américaine Alison Acker Gruseke interprète ce texte à travers le prisme du concept de convivialité d’Ivan Illich. Pour Acker Gruseke, la nature relationnelle des êtres humains s’étend aux communautés avec des créatures non humaines et à l’environnement au sens large. L’écologie contemporaine nous a montré qu’« un réseau de convivialité existe même au sein du sol ».[5] Á considérer simplement les fonctions des filaments souterrains qui bourgeonnent au-dessus du sol sous forme de champignons, on peut penser qu’ilse passe bien plus de choses dans le sol que nous n’aurions jamais pu l’imaginer.[6] Cependant, le texte biblique ancien nous a montré l’importance de la poussière de la terre bien avant que nous commencions à collecter des échantillons de sol. Comme le dit Acker Gruseke : « Le sol humide est la matière à partir de laquelle Dieu forme les humains et les animaux » (Gn 2,7-8, 19).[7] Si Illich considérait la convivialité comme l’un des modes par lesquels « nous investissons le monde de significations »[8],alors « les rôles conjoints de l’environnement et du travail », que nous retrouvons dans la tâche édénique de « cultiver et de garder », sont paradigmatiques de l’épanouissement humain.[9]
Le mouvement des jardins communautaires
Le travail du sol et l’entretien des terres, dans leur acception la plus élémentaire, sont indiscutablement liés, dans une certaine mesure, à la nourriture et à sa production. Bien que la récolte du jardin ne soit pas la première chose que le récit biblique mentionne, la nourriture reste son bien le plus évident. C’est une nécessité fondamentale de la vie. Chaque partie du processus [alimentaire] influence extraordinairement notre santé, nos communautés et notre maison commune. Ce que nous mangeons, la façon dont nous le produisons, ce que nous jetons et la façon dont nous préparons et mangeons nos aliments ont des impacts démesurés qui vont au-delà de l’apport calorique.
C'est dans la production alimentaire que commence cette relation. L'industrialisation croissante de la production alimentaire induit que cet aspect de la relation est absent pour beaucoup, nous privant de la connaissance et de la conscience des efforts nécessaires pour cultiver et entretenir les semences de notre système alimentaire. Il y a peu de convivialité dans les fermes industrielles ! Le système de production agricole [industrialisé], s'il est responsable de la grande majorité des aliments que nous consommons, est également responsable d'énormes quantités de pollution de l'eau et de l'air, de perte de biodiversité et de modification des habitats.
Pour changer cette dynamique, il faut non seulement une réglementation descendante pour protéger l’eau, et des initiatives pour aider les agriculteurs à protéger la biodiversité, mais aussi des projets locaux qui facilitent l’épanouissement de la relation entre les gens et la façon dont leur nourriture est produite. Si les jardins communautaires et les lotissements ne sont pas une nouveauté, on apprécie à nouveau leur potentiel pour renouveler notre relation avec la nourriture et, à un autre niveau, leur potentiel pour faciliter l’épanouissement humain dans un monde où le lien avec l’environnement naturel est de plus en plus limité.
Parfois utilisés de manière interchangeable, les termes « jardins communautaires » et « lotissements » ont des caractéristiques distinctes. Les lotissements sont des parcelles de terre sur lesquelles des individus ou des familles travaillent, tandis que dans un jardin communautaire, la culture du jardin et la récolte sont partagées [en commun]. De nombreuses initiatives de jardins comportent des éléments des deux types de jardinage, avec des espaces et des efforts partagés qui cohabitent avec des parcelles gérées par des particuliers.
En termes simples, les jardins communautaires et les jardins familiaux offrent un espace aux personnes qui souhaitent cultiver leur propre nourriture. Ils sont de plus en plus courants en Irlande, et des subventions sont disponibles[10] pour aider les groupes communautaires qui souhaitent mettre en place un projet. Leur potentiel va cependant bien au-delà. Ces espaces sont une plaque tournante non seulement pour la culture de nourriture, mais aussi pour cultiver la communauté et la protection de l'environnement. Ce sont des espaces où les gens se rencontrent et partagent des connaissances, des nouvelles et des histoires. Ce sont des espaces où la biodiversité peut s'épanouir. Ce sont des « tiers espaces » essentiels qui favorisent le lien avec la biodiversité, la nourriture et nos voisins. De cette façon, ce sont des espaces qui peuvent susciter la conversion écologique que le pape François affirme nécessaire pour prendre soin de notre maison commune : « La conversion écologique nécessaire pour apporter un changement durable est aussi une conversion communautaire. »[11]
La forme informe la fonction
La forme et la fonction sont intrinsèquement liées. L’aspect d’une plante et comment elle est perçue déterminent ses fonctions au sein d’un écosystème. De même, la planification, la conception du jardin et ce que vous y incluez influencent les possibilités de cet espace. Chaque jardin potager communautaire est unique.[12] L’espace disponible, la proximité d’autres équipements, la communauté existante et son désir d’utiliser l’espace de manière spécifique, tout cela contribue au caractère unique et aux possibilités qu’offrent chacun de ces sites. Des installations d’accessibilité peuvent être inclues dans le projet, notamment des jardinières accessibles en fauteuil roulant, ainsi qu’un espace commun pour promouvoir les liens, et un espace de culture pour l’expérimentation et l’enseignement. Une conception attentive à ces critères permet une contribution maximale de chacun dans la communauté. Dédier un espace à la biodiversité, soit en plantant des plantes indigènes et favorables aux pollinisateurs, soit même en créant un étang, permet au jardin de devenir un lieu où l’on peut en apprendre davantage sur le fonctionnement de l’écosystème, offre un refuge loin du bruit de la vie moderne et nous apprend à apprécier les merveilles du monde naturel. Favoriser cette relation d’émerveillement avec le monde naturel, et pas seulement valoriser les écosystèmes dans leur capacité à nous fournir de la nourriture, fait partie intégrante de notre expérience en tant qu’humains dans les écosystèmes avec d’autres créatures.
Au vu de nos réflexions initiales, nous pourrions même dire qu’il s’agit de préoccupations édéniques. Cette convivialité est indiquée dans Laudato Si’ :
« Si nous approchons la nature et l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation au monde, notre attitude sera celle de maîtres, de consommateurs, d’exploiteurs impitoyables, incapables de fixer des limites à leurs besoins immédiats. Au contraire, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, alors la sobriété et le soin surgiront spontanément. »
Nous savons aussi que là où les gens se rencontrent, des possibilités émergent.[13] Bien que la fonction principale des jardins est généralement la culture de nourriture, ces espaces communs peuvent évoluer et s'adapter aux besoins changeants de la communauté, et devenir des espaces d'éducation, des lieux où les parents peuvent nouer des liens avec leurs enfants, des espaces pour lutter contre les problèmes de santé mentale et des pôles écologiques où les communautés peuvent prendre soin de notre maison commune.[14]
Dans Laudato Si’, le pape François nous alerte sur ces possibilités :
« Autour de ces actions communautaires, des relations se nouent ou se rétablissent, un nouveau tissu social émerge. Ainsi, une communauté peut sortir de l'indifférence induite par le consumérisme. Ces actions cultivent une identité partagée avec une histoire qui peut être mémorisée et transmise. De cette façon, le monde et la qualité de vie des plus pauvres sont pris en charge avec un sens de solidarité, nous faisant prendre conscience que nous vivons dans une maison commune que Dieu nous a confiée. Lorsqu'elles expriment un amour qui se donne, ces actions communautaires peuvent aussi devenir des expériences spirituelles intenses. »
La forme du jardin en tant qu’espace cultivé à échelle humaine définit sa fonction : un espace où la communauté humaine peut être cultivée.
Creuser dans nos jardins communautaires
Old Garden[15] est un nouveau projet situé à côté des terrains de l’école jésuite Clongowes Wood College. Il a été établi et sera entretenu par leBlessed John Sullivan Community Gardens and Farm. Ce site de 7,5 acres est un champ, mais il offre une opportunité incroyable de cultiver quelque chose de spécial. La communauté locale se mobilise, mène ce projet et en fait une réalité. Depuis que le sol a été retourné, le week-end de la Saint-Patrick 2024, près de 2 500 arbres indigènes ont été plantés pour créer un secteur boisé. Dans les années à venir, ce sera un havre de biodiversité. Plus de 60 personnes ont obtenu un lot dans cette nouvelle entreprise, et de nombreuses autres ont manifesté leur intérêt. Ce nouveau groupement communautaire sera composé de personnes vivant aux alentours de l’école, y compris des familles locales de réfugiés.
C'est un moment palpitant pour le nouveau projet. Des jardiniers passionnés ont l'occasion de créer quelque chose de beau à partir d'une page blanche. Des relations se forgeront lorsque les voisins travailleront ensemble et essaieront de nouvelles façons de cultiver la nourriture. Les connaissances
et les ressources seront partagées. Les étudiants sans contact avec les mécanismes du système de production alimentaire découvrirontles efforts et les compétences nécessaires pour nourrir une communauté. La biodiversité pourra également s’épanouirlà où les terres ne servait auparavant que de pâture.
Bien que le projet soit encore jeune, et que les résultats ne se sont pas encore manifestés, l'engagement du groupe communautaire, de l'école et de la province jésuite dans son ensemble est à long terme. Favoriser les relations et créer un écosystème communautaire florissant prend du temps – les bienfaitsenvironnementaux d'un jardin communautaire se réalisent en grande partie dans les années qui suivent son lancement.[16]
Les possibilités et les résultats envisageables varient en fonction de l'échelle et du site du projet. Old Garden est un site relativement vaste dans un quartier relativement aisé. En revanche, le jardin Saint-François Xavier est situé sur Gardiner Street, dans un quartier de Dublin connu pour sa grande pauvreté sociale, le nord-est du centre-ville. La pauvreté et toutes sortes de marginalisations sociales se manifestent ici. L'accès aux espaces verts dans cette partie de la ville est rare.
Dans ce contexte, le jardin intérieur qui fait partie de la communauté jésuite de Gardiner Street revêt une importance capitale. Il s’agit d’un espace beaucoup plus petit : moins d’un demi-acre. Il a toujours été le jardin privé de la communauté. Cependant, pendant la période exceptionnelle de la pandémie de COVID-19, le jardin a trouvé une nouvelle vie en devenant un terrain de jeu pour les élèves d’une école primaire jésuite adjacente.[17] Ce changement bienvenu a permis aux enfants, principalement des résidents du centre-ville, d’avoir accès et de jouer dans un espace vert entouré d’arbres. Le terme convivialité résume bien cette expérience. L’impact a été immédiatement perçu par les enseignants qui ont noté l’amélioration du comportement des élèves après les récréations. Une fois que le plaisir que ce jardin pouvait offrir aux enfants a été constaté, on a tracé des plans pour le mettre en forme à mesure que la menace de COVID-19 s’est retirée. Une serre en polyéthylène a été installée, où les élèves ont été autorisés à cultiver et à s’émerveiller de la transformation des graines en plantes. Les membres de la paroisse ont été invités à travailler dans le jardin chaque semaine pour « cultiver et garder » le jardin pour la culture alimentaire et la biodiversité. Le temps passé à nous salir les mains en creusant la terre et à encourager les plantes à croître constitue un temps employé à cultiver notre émerveillement devant la beauté de la création. Les intérêts croisés de la justice sociale, de la protection de l’environnement et de la croissance spirituelle représentent une mise en œuvre concrète de l’écologie intégrale.
Conclusion : Cultiver un espace convivial
Ce sont de petites initiatives dans le cadre plus vaste de notre transition vers un mode de vie écologiquement durable. Même l’engagement le plus ambitieux en faveur de tels jardins ne contribuerait pas beaucoup à réduire nos émissions mondiales de carbone, et même si chaque projet puisse devenir un havre de vie, la somme totale paraîtrait minime dans le contexte d’une extinction massive. Cependant, dans la mesure où les jardins communautaires ne sont pas principalement bénéfiques en raison de la récolte qu’ils produisent, ils méritent l’attention des chrétiens car ils atténuent les effets de notre crise environnementale.[18]
Ils peuvent être l’expression du bien commun en action. Ils cultivent la communauté et encouragent la santé publique et le bien-être. Ils peuvent être des lieux de pédagogie (pour des compétences pratiques ou une formation spirituelle), avoir des impacts environnementaux positifs et, à la fin de la saison, produire une récolte ![19] Mais fondamentalement, ils méritent notre attention car ils témoignent de cette vérité théologique profonde : les êtres humains ne sont pas créés pour être en compétition et pour se battre ; les humains ne sont pas valorisés en fonction de ce qu’ils produisent ou consomment ; ils ne sont pas [censés être] des individus aliénés ou même une espèce solitaire. Comme l’attestent les Écritures, l’être humain est une personne en relation avec son Créateur, avec lui-même, avec les autres humains et avec tout l’environnement créé.[20] Le jardin est un espace convivial où nous pouvons découvrir ce pour quoi nous sommes faits. Nous vivons à une époque d’effondrement climatique et de dégradation de la biodiversité. Nous voyons augmenter l’anxiété technologique. Nous ne pouvons penser à rien de plus fructueux que de mettre de côté un peu d’espace et de commencer à « cultiver et à garder » (Genèse 2:15) ensemble. Les jardins communautaires peuvent être des espaces conviviaux pour mettre en pratique l’écologie intégrale.
This chapter is an expansion of an earlier work: Ciara Murphy, “Community Gardens - More than Just Food,” Jesuit Centre for Faith and Justice, March 15, 2024,https://www.jcfj.ie/2024/03/15/community-gardens-more-than-just-food/.
[1] Dominik Bieri et al., “Increasing Demand for Urban Community Gardening before, during and after the COVID-19 Pandemic,” Urban Forestry & Urban Greening 92, no. 128206 (2024): 1–11.
[2] Marilynne Robinson, Reading Genesis (New York, NY: Farrar, Straus, and Grioux, 2024), 39.
[3] Ibid.
[4] Alison Acker Gruseke, “Convivial Gardens: Genesis 2-3 in Agrarian and Space-Critical Perspective,” Interpretation: A Journal of Bible and Theology 77, no. 1 (2023): 27.
[5] Kevin Hargaden, Theological Ethics in a Neoliberal Age, Theopolitical Visions (Eugene, OR: Cascade, 2018), 177-178.
[6] Gruseke, 27
[7] Ivan Illich, Tools for Conviviality (London: Boyars, 2009), 21.
[8] Gruseke, 24.
[9] Dublin City Council, “Community Climate Action Fund,” Dublin City Council.Access on 05/04/2024https://www.dublincity.ie/residential/environment/environmental-awareness/community-climate-action-fund
[10] Laudato Si’, §219.
[11] Community Gardens Ireland, “What Is a Community Garden?,” Community Gardens Ireland, March 29, 2024,https://cgireland.org/what-is-a-community-garden/.
[12] Laudato Si’, §11.
[13] Community Gardens Ireland, “Creating Environmental Synergies With Community Gardens,” Community Gardens Ireland, March 29, 2024,https://cgireland.org/synergies-in-community-gardening/.
[14] Karin Bacon and Elizabeth Cox, “Reaping the Rewards of an Inner-City Garden,” Working Notes 36, no. 91 (September 2022): 31–39.
[15] Laudato Si’, §232
[16] Community Garden Ecosystem Initiative, “The Old Garden Kildare,” The Old Garden, March 15, 2024,https://www.theoldgarden.ie.
[17] Jason K. Hawes et al., “Comparing the Carbon Footprints of Urban and Conventional Agriculture,” Nature Cities 1, no. 2 (February 2024): 164–73.
[18] A comprehensive history and description of the collaboration between the school and Jesuit community can be found in Bacon and Cox, “Reaping the Rewards of an Inner-City Garden.”
[19] Benjamin Goldstein, Jason Hawes, and Joshua Newell, “Urban Agriculture Isn’t as Climate-Friendly as It Seems, but These Best Practices Can Transform Gardens and City Farms,” The Conversation, January 22, 2024,http://theconversation.com/urban-agriculture-isnt-as-climate-friendly-as-it-seems-but-these-best-practices-can-transform-gardens-and-city-farms-221537.
[20] This list is partially inspired by: Anita Kwartnik-Pruc and Gabriela Droj, “The Role of Allotments and Community Gardens and the Challenges Facing Their Development in Urban Environments—A Literature Review,” Land 12, no. 2 (February 2023): 325.
[21] “When we speak of the ‘environment’, what we really mean is a relationship existing between nature and the society which lives in it.” Laudato Si’, §139.
À Propos Des Auteurs
Kevin Hargaden est théologien social et est devenu directeur du Centre jésuite pour la foi et la justice en 2020. Il est diplômé en informatique, en sociologie et en théologie et a obtenu son doctorat en éthique théologique à l'université d'Aberdeen sous la direction de Brian Brock et de Stanley Hauerwas.
Ciara Murphy est une militante de la politique environnementale qui travaille au Centre jésuite pour la foi et la justice.Elle s'efforce d'influencer le changement de politique au niveau national et se concentre sur les initiatives locales basées sur la communauté. Elle est titulaire d'une licence en biologie environnementale et d'un doctorat en microbiologie environnementale.