Reflection

Changement climatique, insécurité alimentaire et marginalisation en Inde

Abstract

Cet article explore l'impact du changement climatique et de l'insécurité alimentaire sur les communautés marginalisées en Inde, en soulignant comment les catastrophes naturelles aggravent leur vulnérabilité. Il se concentre sur les luttes d'individus comme Virendra Manjhi et propose des recommandations pour améliorer la réponse aux catastrophes, promouvoir des moyens de subsistance durables et favoriser la préservation de l'environnement dans les régions vulnérables.

« Avec l’imposition des nouvelles règles de la Loi sur la réglementation des contributions étrangères, j’ai perdu mon petit emploi. Ayant perdu ce poste d’assistant de bureau, je peux difficilement prendre soin de ma famille, et maintenant nous sommes au bord de la famine » se lamente Virendra Manjhi. Virendra fait vivre une famille de sept personnes : sa femme, leurs trois enfants et leurs parents âgés ; ils sont presque toujours sur la route, à la recherche de divers moyens de survie. Virendravient de l’une des castes ou groupes communautaires les plus marginalisés d’Inde,au plus bas de l’échelle sociale.Les personnes qui, comme Virendra, appartiennent à cette communauté ne peuvent pas obtenir de crédit auprès des banques commerciales pour démarrerou un moyen de subsistance autonomecar Virendrane possède pas de biens qui pourraient servir de garantie.

Virendra n’est pas le seul à avoir été poussé vers une plus grande vulnérabilité. Des millions de familles indiennes se trouvent aujourd’hui dans des conditions de vie semblables. En raison de la structure de classes et de castes de l’Inde, les personnes qui appartiennent à la caste de Virendra ne sont que des « ouvriers agricoles sans terre ». Ces ouvriers travaillent sur les terres d’autrui et ne possèdent aucune parcelle des terres qu’ils cultivent. Ils reçoivent un maigre salaire pour un travail pénible et ils travaillent toute la journée et toute l’année pour empêcher leurs familles de mourir de faim. Certains se mettent à élever des porcs, ce qui leur permet de gagner un peu d’argent.

La COVID-19 a accru le risque de décès dans ces communautés marginalisées. Faute d’informations fiables sur le virus et de ressources pour protéger leurs familles, de nombreuses personnes ont dû faire face à d’immenses souffrances. À mesure que le confinement se prolongeait, leurs maigres possibilités de revenus ont disparu. En raison des restrictions de déplacement, nombre de ceux qui avaient émigré pour travailler ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour rentrer chez eux. On estime que la pandémie de COVID-19 a fait plus de 4 millions de morts.

La réflexion sur le parcours de millions de personnes en Inde depuis le début des restrictions imposées par la pandémie révèle qu’elles ont enduré une série de catastrophes implacables. Quel a été l’impact de ces catastrophes sur les plus marginalisées de l’Inde ? On entend sans cesse dire que la principale activité économique de l’Inde est l’agriculture. On dit également que plus de 70 % de la population indienne vit en zone rurale et se consacre principalement à l’agriculture.

La production indienne de céréales alimentaires augmente chaque année et le pays figure parmi les premiers producteurs de plusieurs cultures : blé, riz, canne à sucre, coton et légumineuses. Il est le premier producteur de lait et le deuxième producteur de fruits et de légumes. En 2013, l’Inde a contribué à hauteur de 25 % à la production mondiale de légumineuses, soit la plus forte part de tous les pays, à hauteur de 22 % à la production mondiale de riz et de 13 % à la production de blé. En plus d’être le deuxième exportateur de coton ces dernières années, l’Inde produit environ 25 % de tout le coton produit dans le monde. Cependant, le rendement agricole (quantité récoltée par unité de terre) est inférieur dans la plupart des cultures par rapport à d’autres pays producteurs majeurs comme la Chine, le Brésil et les États-Unis (Situation de l’agriculture en Inde,https://prsindia.org/policy/analytical-reports/state-agriculture-india).

Les études et recherches sur les politiques (Policy Research Studies, PRS) indiquent également que les problèmes cruciaux qui affectent la productivité agricole comprennent la diminution de la taille des exploitations agricoles, la dépendance continue à la mousson, l’accès inadéquat à l’irrigation, la mauvaise utilisation des nutriments qui a conduit à une perte de fertilité des sols, l’accès inégal à la technologie moderne dans différentes parties du pays, le manque d’accès au crédit formel pour l’agriculture, l’approvisionnement limité en grains par les agences gouvernementales et l’incapacité à fournir des prix rémunérateurs aux agriculteurs.

Au fil des ans, des comités et des experts ont recommandé plusieurs mesures, notamment la mise en œuvre de lois sur la location des terres agricoles, l’adoption de techniques de micro-irrigation pour accroître l’efficacité de l’eau, l’amélioration de l’accès à des semences de qualité grâce à la collaboration du secteur privé et la création d’un marché agricole national pour permettre le commerce en ligne des produits agricoles. Mais aucun de ces mesures n’a été suivi d’effets ; aucune action n’a été entreprise.

Sukhdeo Mahato, un agriculteur d’Arwal, dans le Bihar, au nord de l’Inde, déplore le déclin considérable de la culture du blé dans la région, en raison du manque de pluie et des crues soudaines de la rivière Punpun. Sukhdeo possède environ deux acres de terre cultivable où survit sa famille élargie. Quand les précipitations étaient normales, lui et sa famille cultivaient principalement du riz et du blé. Ils cultivaient également des légumes pour la consommation domestique et la vente sur le marché local. Il nous a dit : « La production a diminué au cours des dix dernières années. La culture des légumes d’été a également été durement touchée par la hausse constante des températures chaque été. À cause de cela, mon jeune frère est parti pour Chennai, au sud de l’Inde, pour gagner de l’argent et subvenir aux besoins de la famille. Pendant son absence, je m’occupe de sa famille. Puisque notre famille est une famille conjointe, je suis également censé m’occuper de ses enfants. Sinon, toute la famille souffrirait beaucoup. »

L’enquête économique du gouvernement indien (2018) a estimé que les effets néfastes du changement climatique entraîneraientdes pertes annuelles de 9 à 10 milliards de dollars, soit 700 millions de roupies indiennes… Des études scientifiques ont mis en garde contre la grande vulnérabilité du sous-continent indien et d’autres continents aux effets du changement climatique. Certains de ces changements impliquent des inondations, des sécheresses, des tempêtes, des tempêtes de grêle, des cyclones, des vagues de chaleur, etc. (Climate Change and Indian Agriculture: Impacts, Coping Strategies, Programmes and Policy.Indian Council of Agricultural Research. Govt. of India: New Delhi. 2019.)

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Le Bihar est l’État le plus exposé aux inondations en Inde. 76 % de la population du nord du Bihar (Inde septentrionale) vit sous la menace récurrente des crues. Les précipitations ont été intenses durant quatre mois, de juin à septembre. Les inondations sont des catastrophes récurrentes qui détruisent annuellement des milliers de vies humaines, du bétail et des biens valant des millions de roupies indiennes. En moyenne, les inondations au Bihar touchent environ 1,5 million d’hectares de terre et 7,6 millions de personnes. Les dommages causés par ces inondations s’élèvent à environ un milliard de roupies indiennes chaque année. Au Bihar, les inondations causées par la rivière Kosi sont parmi les plus désastreuses ; de ce fait, la rivière Kosi a été baptisée la « Rivière du chagrin » (Raj Rajeev. Impact of Floods on the People of Kosi Region. Journal of Emerging Technologies and Innovative Research [JETIR] volume 7, numéro 3, mars 2020).

Les inondations de 2008 ont été particulièrement dévastatrices. Elles ont détruit 285 798 maisons, détruit les cultures de riz, de légumes, de fruits et de légumineuses, déplacé 993 villages, endommagé au moins 340 000 hectares de terres cultivées, touché plus de 3,3 millions de personnes, tué 530 personnes et 10 844 têtes de bétail ont été perdues. À ces dommages comptabilisés s’ajoutent des conséquences indirectes. Le manque de nourriture a entraîné malnutrition et famine, les modes de culture ont changé, les zones cultivables se sont déplacées, les villages ont été déplacés, des enfants sont devenus orphelins, des femmes sont devenues veuves, etc.

Le gouvernement indien a déclaré un « état de catastrophe nationale ». Le gouvernement du Bihar a alors lancé le Kosi Reconstruction and Rehabilitation Programme (KRRP, programme de reconstruction et de réhabilitation de la Kosi), pour aider 30 000 familles touchées. Dans le cadre du KRRP, 14 808,95 crores de roupies indiennes (soit 2 116 millions de dollars américains) ont été alloués pour fournir des moyens de subsistance, construire des infrastructures communautaires comme des centres communautaires surélevés et des sources d’eau, construire des maisons pour les personnes déplacées par l’inondation, reconstruire les établissements d’enseignement, des panchayat Bhawan ou les bureaux gouvernementaux locaux, etc.

En quoi les changements climatiques affectent-ils la sécurité alimentaire, en particulier pour les communautés marginalisées en Inde ? Mahendra Yadav, un travailleur social associé avec Kosi Nav Nirman Manch (forum de réhabilitation de la Kosi), écrit : « L’inondation de la Kosi en 2008 a déposé de grandes quantités de sable et de limon sur les terres agricoles et affecté des millions de personnes au Népal et en Inde, car la rivière Kosi prend sa source au Népal et se déverse dans le Gange sur le territoire indien pour finalement rejoindre la mer ». Citant certaines études, M. Yadav a affirmé que plus de 700 hectares de terres fertiles ont été rendus incultivables à cause de l’inondation qui a déposé des sédiments de sable et de limon. Il a exprimé son regret que les territoires villagois les plus durement touchés restent aussi arides que des déserts, encore une dizaine d’années après l’inondation. La transformation de terres fertiles en terres arides causée par les sédiments de la rivière Kosi a contraint les populations à migrer pour survivre.

Ranjeev Kumar, un autre travailleur social engagé dans les opérations de secours, a déclaré : « Les gens se précipitaient pour monter à bord de n’importe quel véhicule – des vélos aux pousse-pousse en passant par les charrettes – pour fuir vers des endroits plus sûrs. La priorité absolue de la population était de fuir en laissant tout derrière eux, y compris leurs maisons, leur bétail et leurs biens, à la miséricorde de Dieu. »

Plusieurs études examinant les causes de la migration en Inde ont identifié des causes naturelles et anthropiques. Les causes naturelles de la migration comprennent les inondations, les sécheresses, les tremblements de terre, les tsunamis, les glissements de terrain, les pluies hors saison, la fonte des glaciers, le réchauffement global, le changement climatique, etc. Les causes anthropiques de la migration sont, entre autres, les déplacements en raison de projets soi-disant de développement, les conflits comme les émeutes, les tensions communautaires et entre castes, les guerres, les affrontements ethniques, l’acquisition de terres, la dégradation des sols, la déforestation, l’industrialisation, l’urbanisation, etc. Cependant, c’est un fait que la migration de détresse est due à la pauvreté et au chômage. Ceux qui ont des moyens de subsistance de rechange réussissent à échapper à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire. Mais les marginalisés qui survivent avec de maigres ressources sont poussés au bord de l’insécurité alimentaire, qui conduit à la malnutrition et à la famine.

Les inondations dévastatrices au Bihar ou dans le nord de l’Inde sont un facteur migratoire important ; autant les facteurs humains que les éléments naturels y jouent un rôle essentiel. Par exemple, on doit conclure une entente tripartite entre les gouvernements du Népal, de l’Inde et du Bihar pour réguler la rivière Kosi. Les personnes au pouvoir n’ont pas porté attention à cette demande des populations et de la société civile de la région. Les masses populaires sont victimes de l’apathie de l’élite gouvernante.

Malgré les millions de roupies indiennes allouées à la réhabilitation après les inondations de 2008, la plupart des fonds ont été dépensés pour les infrastructures au lieu d’aider les gens à reconstruire leurs vies. De plus, dans l’intérêt du développement des infrastructures, des ponts et de viaducs gigantesques ont été construits dans la région sans prendre suffisamment en compte les ressources en eau et les voies d’accès. Il y avait une forte volonté politique de ne pas remédier à la situation et de continuer de laisser les choses se détériorer, entraînant de nouvelles catastrophes et de nouveaux désastres.

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Les facteurs naturels contribuent aux inondations dans la région de la Kosi au Bihar, en Inde. Les pays qui composent le bassin de la Kosi (Népal, Inde et Chine) figurent régulièrement sur la liste des nations les plus vulnérables au monde face au climat en raison des risques de sécheresse et d’inondation. Les résultats des études montrent une forte probabilité de moussons plus fortes, ce qui augmentera les impacts et les risques de catastrophes liées à la mousson, comme les glissements de terrain et les inondations. Par conséquent la réduction et la gestion des risques de catastrophe, en particulier ceux liés aux inondations, devraient être une priorité pour les gouvernements du Népal, de l’Inde et de la Chine. Pourtant, la plupart des planifications pour le bassin de la Kosi se font encore au niveau des projets individuels, sans prendre en considération les impacts à l’échelle du bassin (Mountains to the Plains: Impact of Climate Change on Water Resources in the Kosi River Basin. International Water Management Institute. Colombo, Sri Lanka. 2019).

Sur la base de diverses études et rapports, les dix recommandations suivantes ont été sélectionnées pour faire face aux effets du changement climatique et de l’insécurité alimentaire sur les populations marginalisées en Inde.

1. En cas de catastrophe, le secours d’urgence, l’aide humanitaire et la réhabilitation sont les trois stratégies de la loi 2011 du gouvernement indien sur lagestion des catastrophes, dite National Disaster Management Act, 2011. Ces stratégies sont essentielles pour alléger les souffrances des populations affectées. Par conséquent, le secours d’urgence doit être inclusif ; l’aide humanitaire doit prendre en compte les questions de genre et de discrimination ; la réhabilitation doit adopter une approche holistique, en favorisant le retour d’une bonne qualité de vie et de moyens de subsistance durables pour les survivants de la catastrophe.

2. Le développement des infrastructures dans les zones sujettes aux inondations doit prendre en considération les questions liées à la nature et à la réalité humaine, et construire des endroits connus pour les opérations de secours d’urgence, d’aide humanitaire et de réhabilitation. Si une corruption à grande échelle est présente dans le développement des infrastructures, les problèmes ne cesseront pas à l’avenir.

3. La recherche et la création d’emplois alternatifs à grande échelle dans les zones sujettes aux inondations est devenue une des principales revendications de la population afin qu’elle puisse continuer à gagner sa vie même en cas d’inondation.

4. Il est nécessaire de mettre en place des formations à grande échelle pour les jeunes afin d’augmenter leur employabilité dans le contexte local. Ces compétences et capacités sont nécessaires pour accroître leur employabilité en cas de migration. On doit garder à l’esprit à la fois les facteurs d’attraction et de répulsion (push-pull factors) lorsqu’on offre une formation professionnelle.

5. Grâce au développement de compétences, les jeunes devraient avoir suffisamment d’opportunités d’emplois. Sinon, ils seront démoralisés après leur formation. Le gouvernement du Bihar devrait résolument promouvoir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans les zones rurales du Bihar. Cela créera des emplois et générera des revenus pour les pauvres des zones rurales, et contribuera à la construction de la nation.

6. Créer des organisations féminines par le biais de facilités d’épargne et de crédit afin de renforcer leur leadership. Les organisations formelles et informelles garantissent aux femmes la place et le rôle qui leur reviennent, ce qui génère des changements durables dans la mesure où elles abordent divers problèmes de la vie.

7. Incidemment, les régions du Bihar et de la Kosi affrontent à tour de rôle ou simultanément des inondations et des sécheresses. Un reboisement à grande échelle et l’édification de digues et de barrages le long des berges sont nécessaires pour contenir l’intensité des inondations. Des projets de micro-irrigation pourraient quant à eux remédier à la sécheresse.

8. La préparation aux situations d’urgence permet de répondre aux situations problématiques liés au changement climatique et à son impact sur les populations, en particulier sur les personnes marginalisées. Selon le département indien de météorologie (IMD Annual Report, 2021), entre 1970 et 2021, l’Inde a connu 573 catastrophes liées à des phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes, entraînant la perte de 138 377 vies. Les pertes de propriétés et d’infrastructures sont encore plus considérables. C’est pourquoi il est essentiel de sensibiliser les citoyens aux dangers imminents, de les préparer à faire face aux conséquences et de réduire les impacts négatifs du changement climatique.

9. La promotion d’une meilleure santé et d’une meilleure éducation pour l’ensemble des citoyens, en particulier pour les populations défavorisées, est une nécessité de l’heure. Pour assurer une croissance globale et intégrale pour tous, en particulier pour les personnes défavorisées, des réformes dans les domaines éducatif, agraire, économique, etc., doivent être mises en œuvre.

10. La préservation écologique, la protection contre le changement climatique et la protection de l’environnement doivent faire partie intégrante de l’éducation à tous les niveaux. Cela ne doit pas se faire uniquement en matière de protection environnementale au niveau individuel, mais dans une perspective sociale. La transmission de l’information, la conscientisation et l’action collective en faveur de la protection et de la préservation de l’environnement doivent devenir un mode de vie, et non pas [simplement] une activité.

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Toutes les religions considèrent la nature, et pas seulement l’espèce humaine, comme la création intégrale de Dieu. L’Islam considère la terre comme la création sacrée d’Allah. L’Islam enseigne à ses fidèles que « si un musulman plante un arbre ou sème des graines, et qu’ensuite un oiseau, une personne ou un animal en mange, cela est considéré comme un don charitable qui lui est fait. » (Sahih al-Bukhari, Livre 41, Hadith 5682).

Le Dr Karan Singh, défenseur du dialogue interreligieux et représentant l’hindouisme dans la Déclaration sur la nature, à Assise en 1986, a partagé une vision de l’interdépendance écologique de toute vie et du divin selon l’hindouisme. Il déclarait : « La nature est imprégnée d’un respect pour la vie et d’une conscience que les grandes forces de la nature, la terre, le ciel, l’air, l’air, l’eau et le feu ainsi que les divers ordres de vie comme les plantes et les arbres, les forêts et les animaux, sont tous liés les uns aux autres dans les grands rythmes de la nature. Le divin n’est pas extérieur à la création mais s’exprime à travers les phénomènes naturels. »

http://www.arcworld.org/downloads/THE%20ASSISI%20DECLARATIONS.pdf

Sa Sainteté le Dalaï-Lama, parlant de la présente crise écologique et du besoin de revenir à l’interdépendance de tous les êtres, a dit : « L’environnement naturel soutient la vie de tous les êtres de manière universelle. Que cela nous plaise ou non, chaque être sur cette planète fait partie de la nature. Et cela est particulièrement important lorsque l’on affronte des problèmes mondiaux comme le changement climatique et la dégradation de l’environnement. » (Sofia Stril-Rever. H.H. the Dalai Lama XIV: My Appeal to the World. Tibet House. 2015).

Le Forum mondial sur l’environnement, lors du forum ministériel mondial sur l’environnement tenu à Nairobi en 2001, a réfléchi aux points de vue religieux sur l’environnement. Lors de ce forum, le représentant sikh a déclaré : « Le sikhisme enseigne que toutes les formes de vie dans l’univers existent de par le commandement de Dieu et que, après avoir donné naissance à une forme de vie, Dieu le protégera. Les enseignements du sikhisme sont basés sur le principe d’une vie libérée de la consommation ostentatoire ». (https://iefworld.org/unepgc21.htm)

À partir de ces principes socioculturels et religieux, nous sommes invités à avancer vers des pratiques individuelles et collectives qui sauvegardent la création, les êtres humains et l’univers en accord avec le plan de Dieu notre Créateur.

Prakash Louis, SJ Prakash Louis, SJ



Director – Xavier Institute of Social Research
Coordinator – Bihar Migrant Hub
Xavier Institute of Social Research
Digha-Ashiana Road
Patna, Bihar, India.


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Les points de vue, réflexions et opinions exprimés dans cet article n'engagent que leur(s) auteur(s) et ne peuvent être considérés comme reflétant les points de vue ou la position officielle du Secrétariat.

Publié par SJES ROME - Coordinateur de la communication in SJES-ROME
SJES ROME
Le SJES est une institution jésuite qui aide la Compagnie de Jésus à développer la mission apostolique, par sa dimension de promotion de la justice et de la réconciliation avec la création.