Amérique Latine – Migrations climatiques et protection de la maison commune : une vue d’ensemble

Le 21 septembre à 8h en Amérique centrale / 9h en Colombie / 11h à Brasilia, la première conversation sur la migration climatique et le soin de la Maison commune aura lieu. Il s'agira du premier d'une série de trois dialogues portant sur l'interrelation entre les migrations et le changement climatique.

L'interrelation entre les migrations et les phénomènes environnementaux qui se produisent dans le monde est désormais évidente. Selon l'IDMC, en 2020, 30,7 millions de nouveaux déplacements ont été causés par des catastrophes dans 145 pays et territoires. Il s'agit d'un chiffre important par rapport aux autres causes de migration, qui a un impact à différentes échelles : locale, nationale, continentale et mondiale.

Il existe un consensus mondial sur le fait que le changement climatique est compris comme une modification des paramètres climatiques à grande échelle (température, précipitations, modifications des courants océaniques et atmosphériques et élévation du niveau de la mer), et que ces changements sont principalement dus aux activités humaines des derniers siècles. L'homme est devenu une force modificatrice du système climatique, c'est pourquoi la communauté scientifique a baptisé cette nouvelle ère l'Anthropocène. Selon le GIEC (2014), "environ la moitié des émissions anthropiques cumulées de CO2 entre 1750 et 2011 ont eu lieu au cours des 40 dernières années" (p. 4).

L'avancée du changement climatique s'est également accompagnée du développement à l'échelle mondiale de mécanismes visant à protéger les droits des personnes les plus vulnérables, telles que les migrants. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et les Conférences des Parties (COP) ont reconnu la migration comme un effet du changement climatique. L'Accord de Paris a repris les engagements et obligations des États en matière de droits de l'homme et a établi des considérations supplémentaires en reconnaissant les droits des peuples autochtones, des communautés locales, des migrants, des enfants, entre autres groupes vulnérables. En plus de ces efforts, en octobre 2021, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a reconnu le droit à un environnement sain comme un droit universel (résolution 48/13). Pour leur part, les pactes mondiaux sur les migrations et les réfugiés, en tant que cadre politique pour les États, traitent des migrations induites par le climat. Alors que le Pacte pour les réfugiés appelle à prévenir et combattre les causes profondes telles que le climat, la dégradation de l'environnement et les catastrophes naturelles, le Pacte mondial sur les migrations, dans son objectif 2, vise à "réduire au minimum les facteurs défavorables et structurels qui contraignent les personnes à quitter leur pays d'origine", notamment les catastrophes naturelles, les effets néfastes du changement climatique et la dégradation de l'environnement.

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Pour comprendre les développements normatifs et politiques, ainsi que les défis et les avancées qui existent au niveau mondial, le premier panel du 21 septembre inclura la participation de :

- Louie Bacomo - Directeur régional du JRS Asie Pacifique

- Patricia Spadaro - Responsable du plaidoyer sur les migrations internationales, Secours Catholique, Caritas France

- Asisé Mateo - Coordinatrice politique et agent de liaison au secrétariat du Réseau des Nations Unies sur la migration à New York - Réseau des Nations Unies sur la migration

- Mohamed Osman - Officier associé de liaison et de politique au Secrétariat du Réseau des Nations Unies sur la migration à New York - Réseau des Nations Unies sur la migration

- Susana Borràs Pentinat - Professeur de droit international public et de relations internationales et chercheuse au Centre d'études du droit de l'environnement de Tarragone- URV-Espagne

Ces spécialistes nous fourniront une vue d'ensemble dans une perspective territoriale, de droits de l'homme et de genre, afin d'offrir aux équipes et réseaux alliés une approche conceptuelle et expérimentale. Ils nous fourniront des éléments pour mieux comprendre l'intersection entre la migration et le changement climatique à partir de l'appel à prendre soin de la maison commune qui nous demande de protéger l'environnement et les personnes, en particulier celles qui présentent des situations de vulnérabilité avec une approche des droits de l'homme et de la nature.

Panel 1 : Migrations climatiques et protection de la maison commune : une perspective globale

Date : 21 septembre 2022

Horaire : 08h Amérique centrale / 09h Colombie, Pérou, Mexique / 10h Roraima, Venezuela / 11h Brasilia

Lien vers la traduction espagnole -https://www.youtube.com/watch?v=KtVTf-AMM5Q

Lien vers la traduction portugaise - https://www.youtube.com/watch?v=8laGL333BiM

Les prochaines réunions porteront sur la réalité latino-américaine (26 octobre), et sur la réalité brésilienne le 23 novembre.

Cette série de dialogues visant à approfondir la relation entre la justice climatique et la migration forcée est organisée par le Réseau jésuite avec les migrants, le Groupe d'écologie intégrale du Réseau des centres sociaux, le Service jésuite des migrants et des réfugiés du Brésil, l'Observatoire de la justice socio-environnementale Luciano Mendes de Almeida, la Chaire Laudato Si de l'Université catholique de Pernambuco et Fe y Alegría de la Conférence des Provinciaux jésuites d'Amérique latine (CPAL), avec le soutien de Hispanics in Philanthropy.

Fonte : Redjesuitaconmigrantelac

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