À l’écoute du cri de la Terre : impressions tirées de la rencontre du réseau des Églises et du secteur minier

Traduit à l'aide de l'IA | Original en anglais

La première réunion internationale de la Plateforme pour le désinvestissement dans le secteur minier, organisée par le Réseau Églises et Mines du 19 au 21 mars 2026 à Rome, s'est déroulée dans un esprit d'écoute attentive et de discernement partagé. Les participants, parmi lesquels figuraient le Centre jésuite de réflexion théologique (JCTR) et le Centre Arrupe pour la recherche et la formation (CARF), se sont engagés dans un espace de réflexion profonde où l’expérience est devenue le texte principal. Si la présence œcuménique a enrichi cette dynamique, ce sont les conversations en petits groupes, centrées sur le thème, qui ont véritablement façonné la rencontre. Au sein de ces cercles, le discernement s’est déroulé lentement à travers l’écoute, la pondération et le respect de chaque voix, plutôt que par le débat ou la résolution. Le processus lui-même est devenu une forme d’écoute communautaire où la vérité et la justice faisaient appel.

La réunion s’est ouverte sur une profonde réflexion éco-spirituelle animée par Yolanda Flores, ancrant toute l’expérience dans le respect. L’acte de prière consistant à demander la permission à la Terre Mère de parler en son nom a donné le ton de l’humilité et de la responsabilité relationnelle. Ce n’était pas simplement symbolique ; cela a encadré les conversations qui ont suivi comme un dialogue non seulement entre les personnes, mais avec la création elle-même, là où l’extraction des minéraux a lieu. Au fil des discussions sur la géopolitique, la transition énergétique, l’exploitation minière illégale, les conflits et les systèmes financiers, un fil conducteur s’est dégagé : la nécessité d’écouter attentivement les voix des marges : les communautés, les écosystèmes et les terres qui supportent le coût de l’extraction. Les récits provenant d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine et de certaines régions d’Europe se faisaient écho avec une familiarité douloureuse, révélant des schémas de promesses non tenues, de dégradation environnementale et de déplacement hors des terres ancestrales. L’écoute est devenue un acte de solidarité, et le discernement une réponse à la souffrance partagée.



Un moment décisif a été marqué par la conférence de presse organisée au Bureau de presse du Vatican, où la plateforme de désinvestissement a été lancée en présence du cardinal Alvaro Ramazzini et de l’évêque Vicente Ferreira. Pourtant, même cette étape publique majeure trouvait ses racines dans le discernement collectif, plus discret, qui l’avait précédée. La phase finale de la réunion, consacrée à la définition des stratégies prioritaires et au fonctionnement de la plateforme de désinvestissement, reflétait une intégration minutieuse de la réflexion et de l’action. Cette phase finale a tenu compte du fait que les communautés touchées par l’exploitation minière réagissent différemment à celle-ci. Ce qui en est ressorti n’était pas un plan unique, mais un engagement commun façonné par l’écoute mutuelle, l’écoute des communautés touchées et l’écoute du cri de la terre. En ce sens, cette réunion a incarné un modèle de discernement à la fois spirituel et pratique, ancré dans l’expérience et orienté vers la transformation.





Daniel Mwamba Mutale SJ est directeur exécutif du Centre jésuite de réflexion théologique (JCTR), un groupe de réflexion confessionnel basé à Lusaka, en Zambie. M. Mutale fait partie du Réseau mondial ignatien de défense des droits (Global Ignatian Advocacy Network) en tant que coordinateur du groupe de travail thématique sur l'agroécologie et les systèmes alimentaires. Il a pour mission de diriger les réseaux, de faire entendre la voix des plus marginalisés et de promouvoir des réponses durables et inspirées par la foi à la crise écologique qui menace les systèmes alimentaires et la sécurité alimentaire.

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