Global – L’appel des Evêques d’Amazonie à la COP26: Agir avant la catastrophe

Dans une lettre adressée aux dirigeants réunis à Glasgow pour la conférence des Nations unies sur le climat, les évêques de Repam et de la Conférence des églises de Ceama soulignent l'urgence d'agir pour sauver la grande forêt d'Amérique latine. Les populations autochtones, en particulier, paient le prix de politiques malavisées qui ne respectent pas la "maison commune".

Le "désarroi" et "l'impuissance" face aux effets du changement climatique et à ses impacts catastrophiques pour l'humanité et la maison commune, comme le définit "si bien" le pape François, ont été exprimés dans une lettre adressée aux dirigeants de la Conférence sur le climat COP26, en cours à Glasgow, par les évêques de la Conférence de l'Église d'Amazonie (Ceama) et du Réseau ecclésial panamazonien (Repam), préoccupés par le sort de la plus grande forêt de la planète.

Menaces sur la forêt

Le document, signé par le cardinal brésilien Claudio Hummes, président de la Ceama, le cardinal péruvien Pedro Barreto, président de la Repam, et les secrétaires exécutifs des deux organisations, affirme : "Les politiques environnementales de gouvernements insensibles et intransigeants, le modèle extractif dominant, la déforestation des forêts, les incendies inconsidérés et croissants et la pollution des rivières".

Une situation dramatique de dévastation

Rappelant le document final du Synode pour l'Amazonie en 2019 et l'exhortation apostolique Querida Amazonia du pape François, il est en effet souligné la "situation dramatique de dévastation" que subit la forêt, "drastiquement affectée par la dégradation environnementale et les conséquences du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre". Et ce sont les populations autochtones en particulier qui en paient le prix.

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La facture pour les générations futures

"Ce sont les pauvres qui seront les premiers à payer la facture de cette question écologique et climatique", a déclaré le cardinal Hummes, "ils auront moins accès à l'eau potable, à la terre, au travail tous les jours". Et aussi les générations futures, qui risquent d'hériter d'une planète dégradée, désolée et peu à peu invivable pour la vie ; et cela serait très grave".

Nous vivons dans un monde brisé

"On n'a pas le droit de maintenir certains conforts au prix de la douleur et de la pauvreté des autres", poursuit le document, qui réitère les craintes des conséquences d'une hausse du réchauffement climatique qui pourrait dépasser 2,4 degrés. "Nous vivons dans un monde brisé" et il est nécessaire de prendre des mesures urgentes face aux blessures que subissent les territoires et les peuples amazoniens et leurs cultures." "Il ne sert à rien de faire des siestes chaudes, des promesses non tenues, des engagements non respectés ou des mesures qui ne sont pas radicales pour réduire les émissions, restaurer la planète et ses habitants."

Pas de seconde chance sur terre

Le plaidoyer de Ceama et Repam, ainsi que celui de nombreux peuples amazoniens, est que les dirigeants de la COP26 évitent la catastrophe imminente "parfois déjà présente à cause de politiques et de décisions publiques et privées" qui sont souvent infructueuses. "Nous faisons tous partie du problème, mais aussi de la solution", conclut le texte. "Nous ne pouvons pas perdre espoir, et si nous avons perdu espoir, les décisions et les options prises doivent s'attaquer de manière décisive et appropriée à la racine des problèmes", afin d'éviter ce que Gabrial Garcia Marquez a écrit : "les lignées condamnées à cent ans de solitude n'ont pas de seconde chance sur terre".

Source: Vatican News

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Publié par SJES ROME - Coordinateur de la communication in SJES-ROME
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