Mexique – Les organisations ecclésiastiques mexicaines dénoncent la criminalisation des migrants

Le Service jésuite des migrants du Mexique, le Centre des droits de l'homme Juan Gerardi et le Centre de jour pour les migrants ont appelé les autorités à respecter et à garantir les droits de l'homme des migrants et des demandeurs de protection internationale dans le pays.

Le Bureau des communications du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) a annoncé - par le biais d'une note publiée sur son site web - que certaines organisations ecclésiastiques ont dénoncé la persécution, la criminalisation et la détention arbitraire de migrants au Mexique comme une situation récurrente, avertissant que les forces de sécurité de l'État et des municipalités ne peuvent pas participer aux opérations de migration car cela est contraire aux dispositions des lois sur la migration.

Ils ont également demandé que le personnel d'entités telles que le ministère de la Sécurité soit instruit de respecter les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme et de s'abstenir de tout acte d'intimidation, de menace et d'obstruction du travail des défenseurs des droits de l'homme ou des travailleurs humanitaires.

Vérité et justice

La communication s'adresse au Secrétaire de l'Intérieur, Dr. Olga Sánchez Cordero, au Sous-secrétaire des Droits de l'Homme, de la Population et des Migrations, M. Alejandro Encinas Rodríguez, au Commissaire de l'Institut National des Migrations, M. Francisco Garduño Yáñez, et au Commissaire de l'Institut National des Migrations, M. Francisco Garduño Yáñez. Francisco Garduño Yáñez et la secrétaire à la sécurité publique de l'État de Coahuila, Sonia Villarreal Pérez ; elle est due aux agressions commises le 22 juillet par la police d'action et de réaction de Coahuila contre un groupe de migrants du Honduras et un groupe de bénévoles du centre de jour pour migrants Jesús Torres.

Parmi les demandes spécifiques des organisations ecclésiastiques figure la demande au procureur général de la République, M. Gertz Manero, de donner instruction à ses services de mener une enquête effective sur les menaces dénoncées par le personnel bénévole du centre de jour Jesús Torres.

D'autre part, il est demandé à la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) d'enquêter sur les faits qui constituent des violations des droits de l'homme à l'encontre des demandeurs d'asile et des réfugiés, ainsi que sur les violations commises à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme.

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Les faits

Dans l'après-midi du 22 juillet, devant le centre de jour, douze migrants ont été fouillés de manière agressive par quatre membres de la voiture de patrouille SSP 093 de la police d'action et de réaction de Coahuila, qui ont volé leur argent et leurs effets personnels. Les bénévoles de l'organisation ont quitté la salle à manger et un agent leur a violemment ordonné de réintégrer les lieux, arguant de la détention présumée de deux ressortissants honduriens pour possession de stupéfiants, une situation qui n'a pas été prouvée par le personnel de la maison.

Cette situation a déclenché des agressions verbales et des menaces de la part de la police, qui a également intimidé et agressé physiquement les volontaires, notamment en réduisant de force un homme de 70 ans, et en détruisant les téléphones portables avec lesquels ils enregistraient les événements.

Une décennie de service

En 2011, le Centro de Día para Migrantes Jesús Torres A.C. a été fondé en tant qu'institution dépendant du Centro de Derechos Humanos Juan Gerardi. Sa mission est d'accompagner les migrants lors de leur passage dans la ville de Torreón, dans l'État de Coahuila, en leur apportant des soins, en promouvant et en défendant leurs droits, afin qu'ils puissent vivre ce voyage de manière plus digne et en renouvelant l'espoir de reconstruire leur projet de vie.


Source: CPAL

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Publié par SJES ROME - Coordinateur de la communication in SJES-ROME
SJES ROME
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