Global – Naufrage de migrants. Centro Astalli : un massacre, des mesures urgentes nécessaires
Plus précisément, les jésuites, qui travaillent aux côtés des migrants et des réfugiés, demandent de "cesser de financer la Libye et de l'allouer à des politiques qui permettent une migration légale et sûre" et "d'ouvrir des voies légales d'entrée en Europe" afin de permettre "une alternative au trafic d'êtres humains".
Parmi les 57 victimes du naufrage survenu hier au large des côtes libyennes, on compte au moins 20 femmes et deux enfants. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, le nombre de décès en Méditerranée centrale en 2021 s'élèvera à près d'un millier. Dans une déclaration, le Centro Astalli a exprimé sa "profonde tristesse" pour la "mort tragique" de toutes ces personnes et a qualifié d'"insupportable" "l'immobilisme et l'indifférence des gouvernements européens et des institutions de l'UE". Face à "l'augmentation considérable du nombre de victimes au cours de l'année dernière", il n'est pas jugé "urgent et prioritaire d'activer les mesures nécessaires pour mettre fin au massacre des migrants".
Relations avec la Libye
Plus précisément, le Centre demande de : "arrêter le financement de la Libye afin de l'allouer à des politiques qui permettent une migration légale et sûre" ; et "ouvrir des voies d'entrée légales pour les migrants qui veulent arriver en Europe", afin de permettre "une alternative au trafic d'êtres humains". L'Union européenne, insiste la note, "doit activer des politiques d'entrée structurelles pour qu'un nombre significatif de migrants soit réparti équitablement entre les États membres".
En outre, le Centro Astalli demande au Parlement italien d'approuver "rapidement" le projet de loi "Ero straniero - L'umanità che fa bene" (Je suis un étranger - L'humanité qui fait du bien), concernant de nouvelles règles pour la promotion de la résidence légale et l'inclusion sociale et professionnelle des citoyens étrangers non communautaires. Présentée à la Chambre des députés en octobre 2017, cette proposition est "soutenue par une grande partie de la société civile qui appelle depuis longtemps et sans relâche à investir dans les droits et la dignité des migrants".
"Rester à regarder condamne beaucoup de personnes à la mort - conclut le Père Camillo Ripamonti président du Centro Astalli - Nous demandons aux institutions nationales et supranationales de reprendre possession de leur tâche principale : garantir les droits et la promotion humaine à travers le respect de la vie et de la liberté de chaque être humain".
Il convient de rappeler que le Centro Astalli est la branche italienne du Service jésuite des réfugiés-JRS. Depuis environ 40 ans, elle est engagée dans des activités et des services visant à accompagner, servir et défendre les droits de ceux qui arrivent en Italie en fuyant la guerre et la violence, et souvent la torture.
Source: Vatican News





