Consultation nationale sur la manière de faire avancer l’héritage de Stan

Traduit à l'aide de l'IA

À l'invitation du Centre social Bagaicha, fondé par feu Stan Swamy, SJ, à Ranchi, 18 jésuites de la Conférence sud-asiatique se sont réunis à Bagaicha, Namkum, Ranchi, Jharkhand, pour une consultation de deux jours, les 5 et 6 octobre 2025, afin de réfléchir, de partager et de discuter de la manière de faire vivre l'héritage de Stan.

La consultation a débuté par un hommage floral à Stan Swamy devant son buste érigé sur le campus de Bagaicha. Les délibérations ont commencé par un partage personnel où chacun a fait part de son expérience avec Stan Swamy. Chacun a expliqué ce que la vie et l'œuvre de Stan signifiaient pour lui personnellement. Cet exercice a aidé les participants à approfondir leur réflexion et à identifier l'influence de Stan sur leur vie et leur travail. La plupart des participants ont estimé que la vie de Stan était une source d'inspiration et que son combat pour la justice était plus que jamais d'actualité.

Après une brève présentation des grandes lignes des différentes consultations organisées au cours de l'année écoulée, Antony Puthumattathil, les participants ont examiné où nous en étions actuellement, ce que nous avions fait par rapport à ce que Stan avait accompli et à ce pour quoi il avait donné sa vie. Les participants ont discuté de manière intensive de la situation sociopolitique de la zone centrale (les États du Jharkhand, du Madhya Pradesh, du Chattisgarh et de l'Odisha), où Stan était un porte-flambeau pour les pauvres et les marginalisés. Au cours des discussions, certaines questions pertinentes ont été soulevées, telles que le déclin des valeurs et des pratiques constitutionnelles et démocratiques, les tentatives de polarisation des Adivasis selon des lignes communautaires (chrétiennes et sarna), les récentes demandes des Kurmis d'être inclus dans la catégorie des tribus répertoriées, les déplacements dus à l'exploitation minière, les migrations dues à la crise agricole prolongée, l'aliénation progressive des terres et le chômage.

Toutes les réflexions, les discussions et l'ambiance générale ont permis aux participants de s'ouvrir à l'Esprit qui nous guide. Nous avons réalisé que ce que nous faisons dans la zone centrale est loin d'être suffisant, compte tenu de l'ampleur des problèmes actuels et du « facteur de peur » qui prévaut dans le traitement de ces questions. Le partage a fait ressortir quelques courants sous-jacents qui rendent notre engagement social difficile, tels que le fait que les gouvernements favorisent les entreprises plutôt que les personnes, le manque de volonté politique en faveur des pauvres et des marginalisés, etc.

La consultation a également estimé que les jésuites sont principalement impliqués dans des ministères institutionnalisés et ne parviennent donc pas à comprendre et à traiter les injustices socio-économiques. Il existe également un manque de conscience sociopolitique parmi la population en général, et parmi les jésuites en particulier. La dépendance financière vis-à-vis d'autres personnes ou de fonds étrangers limite également notre liberté dans la lutte contre les injustices rampantes.

Le deuxième jour, le groupe a hiérarchisé quelques questions urgentes à traiter au niveau régional et de la conférence : la polarisation des Adivasis et des Moolvasis, les disparités dans la numérisation des terres et les déplacements dus à l'exploitation minière, et la nécessité d'une nouvelle politique de domicile pour le Jharkhand. Le groupe a chargé Bagaicha et Hoffmann Law Associates de préparer des notes conceptuelles et des modules pour faire avancer ces questions.

Il a été souligné que la formation jésuite doit inclure des programmes intensifs d'analyse sociale et d'immersion afin que nous, jésuites, comprenions les réalités des gens tout en restant fidèles à notre appel à promouvoir la foi qui rend justice, comme le préconisent la Congrégation générale (CG) 32 et les autres CG successives. La réunion s'est terminée par un espoir renouvelé que nous ferons avancer les rêves et les aspirations des personnes pour lesquelles Stan Swamy a sacrifié sa vie.

Ranjit Roshan Minj, SJ (JAM)

Share this Post:

Articles associés