Amérique Latine – Réseau d’Ecologie Intégrale: Travailler pour une meilleure éducation
La célébration de la IVème Rencontre du Réseau Ecologie Intégrale et Panamazonia a cherché à analyser les résultats obtenus et les nouveaux objectifs à fixer dans le domaine de l'éducation.
La Fédération Internationale de Fe y Alegría a organisé du 22 au 24 juin la IVème Rencontre du Réseau Ecologie Intégrale et Panamazonia, sous le titre "Cultiver et faire croître la contribution de Fe y Alegría en Panamazonia".
Cette réunion a été convoquée par la Fédération dans le cadre de la mise en œuvre du projet "Amazonía ; Cuidado de la casa común : Sensibilización, educación intercultural, educación bilingüe y cuidado de la naturaleza en los centros de Fe y Alegría" qui font partie de la région panamazonienne du Venezuela, de l'Équateur, du Pérou, de la Bolivie et du Brésil. Le projet est une initiative conjointe du Service Jésuite Pan-Amazonien (SJPAM), de la CPAL et de la Fédération Internationale de Fe y Alegría, avec le soutien d'Alboan et du Réseau Xavier.
L'objectif de la réunion était de discerner les aspects les plus significatifs de la présence éducative dans la région panamazonienne et sa projection à partir des résultats de l'évaluation externe, clôturant la quatrième année de mise en œuvre du projet.
Il a été possible d'identifier les aspects centraux qui ont contribué au renforcement des acteurs éducatifs et communautaires dans les territoires amazoniens dans les trois lignes d'action (éducation interculturelle, éducation bilingue et soin et défense de la nature). Ces aspects comprennent le sens de l'engagement envers les populations les plus vulnérables, le travail en réseau par le biais d'accords institutionnels, la formation d'un nouveau leadership pour la défense de la vie, l'approfondissement de l'action participative en harmonie avec la cosmovision et les cultures locales, le plaidoyer social et politique pour la transformation à différents niveaux éducatifs, tant officiels que communautaires, la génération de connaissances et la production de matériel éducatif, entre autres points forts.
Sur la base de cette réflexion, les engagements suivants ont été pris :
- Repenser le travail à partir de l'analyse contextuelle de chaque centre, en assumant le défi de la mobilité contemporaine des peuples de la forêt (indigènes, paysans, riverains et afro-descendants) et les défis de la réflexion à partir de l'intégration des sociétés-territoires dans la maison commune, ainsi que les défis de la décolonisation des connaissances à travers la recherche et la production de matériels et de programmes curriculaires conçus par les populations participantes elles-mêmes.
- Avancer dans la construction d'une politique d'écologie intégrale qui nous permette de définir le sens de cette perspective et de l'intégrer dans tous les centres éducatifs, comme une forme de vie éducative, en recherchant des alliances avec d'autres institutions et initiatives communautaires qui travaillent déjà pour le soin de l'environnement, et en participant à des espaces de réflexion critique et d'action pour le soin de l'environnement.
- Travailler plus fortement pour une spiritualité écologique basée sur les propositions de Laudato Si' dans les milieux scolaires-communautaires et la promotion d'espaces de dialogue, de réflexion et de discernement sur la biodiversité de la planète et l'importance de sécuriser ses écosystèmes.
Le premier jour, 84 personnes ont participé, avec la participation de l'équipe de coordination de l'initiative, Leire Morquecho, Carlos Fritzen SJ et les responsables de l'initiative Irma Mariño et José Romero, les coordinateurs de chaque pays et un grand nombre d'enseignants. Ce sont leurs contributions qui ont enrichi cette rencontre de réflexion à partir de leurs expériences en classe.
La cérémonie d'ouverture a été dirigée par le cardinal Pedro Barreto, suivi par Carlos Fritzen SJ et Irma Mariño. Leurs messages ont souligné le travail avec amour qui est fait en Amazonie, le plaisir et la joie de travailler pour cette région, le travail qui est fait face aux difficultés avec espoir et l'effort mis dans les équipes pour une éducation qui transforme les vies, pour une meilleure vie en équilibre dans notre maison commune.
Un thème important tout au long de la réunion a été celui des territoires et de leur relation avec la mobilité des sociétés forestières, comprenant que c'est la perte de ces territoires qui les expulse pour vivre dans des situations de grande précarité, menaçant la possibilité de donner une continuité à leurs langues, et donc au transfert de connaissances présentes et explicitées à travers l'oralité, dans ce sens on assume l'engagement de les accompagner dans leurs processus de mobilité.
A la fin de la réunion, le Père Roberto Jaramillo SJ, Président de la CPAL, a souligné l'importance des alliances locales, nationales, régionales et même mondiales afin de prendre soin de notre maison commune ; et les mots du Père Alfredo Kiteso SJ, Directeur de Fe y Alegría en République Démocratique du Congo, qui a appelé à une position ferme sur les problèmes sociaux et écologiques afin de construire une éducation d'écologie intégrale avec des valeurs et des principes chrétiens, mais aussi d'écologie intégrale.
Par la suite, une proposition de travail a été présentée qui prend en compte les 5 R :
Enregistrer la violence
Révéler la réalité
Récupérer la mémoire
Résistance culturelle
Recréer de nouvelles formes de vie.
Ernesto Cavassa SJ, directeur de Fe y Alegría au Pérou, était chargé de la célébration de l'Eucharistie. Les résultats de cette conférence ont été concrétisés dans les Accords et Engagements conclus (en espagnol).
Source: Jesuit Network





