Africa – Expérience De Formation Ahappy À L’université Arrupe Jesuit, Harare, Zimbabwe
Du 9 au 12 janvier 2023, les jésuites en formation à l'Université jésuite d'Arrupe (AJU) ont eu un atelier de cinq jours qui a été animé par trois instructeurs du Réseau jésuite africain contre le sida (AJAN), le P. Matambura Ismael SJ, Mme Sergon Pascalia et Mme Mary Wanjugu Gichuru. Bien qu'intense, l'atelier a été une belle expérience et nous sommes très reconnaissants non seulement à Dieu mais aussi au personnel du secrétariat d'AJAN d'avoir passé ce temps précieux avec nous.
L'atelier nous a aidés à faire partie de la génération AHAPPY et/ou des personnes qui pourront transformer la société qui nous entoure dans nos différentes missions futures en étant les voix d'AJAN où que nous soyons. Les animateurs de l'atelier nous ont guidés à travers cinq modules différents, les modules que chaque stagiaire d'AJAN est censé avoir suivi à la fin de la formation AHAPPY, ils comprennent : Éveil à moi-même, Ce monde dans lequel je vis, Faire face à un monde avec le VIH et le SIDA, Me connaître pour grandir et la fondation sur laquelle je construis ma vie.
La formation AHAPPY visait à nous transmettre des connaissances et des compétences, un développement humain intégral qui vise l'être humain dans sa globalité et aider les autres à vivre de même, notamment dans les premières étapes de notre vie (de la naissance à 24 ans). En tant qu'institution jésuite et ecclésiale, AJAN se range du côté des enseignements de l'Église et propose une approche holistique du développement humain. L'atelier m'a aidé à savoir qu'AJAN n'est pas simplement une organisation qui essaie de lutter contre le VIH et le SIDA comme le font d'autres organisations laïques. C'est plutôt une organisation qui assure le développement intégral des jeunes en les aidant à « comprendre leur sexualité en même temps que leur spiritualité ».
Vers la fin de l'atelier, l'un des animateurs a suggéré une réflexion de 15 minutes sur une base quotidienne. Elle a souligné que nous devrions remettre en question les croyances négatives fondamentales qui nous poussent parfois à croire que nous ne pouvons pas y arriver en adoptant l'attitude «je peux». Elle a dit que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir. Nous devrions nous dire, au quotidien, que nous pouvons, nous pouvons respecter les enseignements de l'Église lorsque nous découvrons et explorons notre sexualité. Nous pouvons dire non aux addictions et autres pratiques contraires à l'éthique et immorales et apprécier les petits pas que nous faisons progressivement au quotidien dans le cadre de AHAPPY GENERATION. Elle a également souligné que le mentorat n'est pas un processus ponctuel. Au lieu de cela, le mentorat est censé être un processus continu qui devrait prendre au moins trois à dix ans. Il ne faut pas renoncer au processus de mentorat. Nous avons été encouragés à avoir au moins une personne à encadrer et à le faire avec diligence en pratiquant l'écoute active puisque le mentorat profite non seulement aux mentorés mais aussi aux mentors et à la société humaine en général.
En un mot, la formation AHAPPY a inculqué et déclenché en nous le désir d'être à l'écoute de soi/des autres, d'être intelligent, d'être raisonnable, d'être responsable des choix que l'on fait, et d'être sage quand on navigue et vit dans ce monde en constante évolution et axé sur l'information.
Signalé par,
Jean de la Croix Nsabimana, SJ,
Jésuite en formation à l'Université jésuite d'Arrupe (AJU)
Source : ajan.africa





