Communiqué de presse : Directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises
"Se montrer à la hauteur et garantir une directive européenne forte sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises.
Dans une déclaration publiée le jeudi 16 mars 2023, les organisations catholiques appellent le Parlement européen à adopter une directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises (CDDD) marquant "un véritable tournant dans la manière dont l'UE aborde les menaces que les activités des entreprises font peser sur notre famille humaine et notre maison commune".
Compte tenu du débat en cours et du vote à venir sur la directive au sein de la commission des affaires juridiques du Parlement européen, la déclaration appelle les députés à améliorer considérablement la proposition de la Commission européenne.
Une fois adoptée, la directive imposerait aux entreprises basées et opérant dans l'UE l'obligation de prévenir les risques éventuels que leurs activités font peser sur les droits de l'homme et l'environnement, tant en Europe qu'à l'étranger. La DDCS exigerait également des entreprises qu'elles mettent fin à ces impacts négatifs et qu'elles y remédient.
Les organisations catholiques estiment que la proposition de directive présente encore des lacunes importantes qui empêchent l'initiative d'offrir des solutions efficaces au problème croissant de l'injustice des entreprises.
"Nos frères et sœurs d'Europe et du Sud ne pourront pas s'épanouir pleinement sur notre belle planète si leurs moyens de subsistance et leurs droits sont menacés par les activités non réglementées des entreprises", déclare S.E. le cardinal Jean-Claude Hollerich SJ, président de la Commission européenne. Cardinal Jean-Claude Hollerich SJ, Président de la COMECE.
"Les législateurs de l'UE devraient se montrer à la hauteur et élargir le champ des violations des droits de l'homme et des dommages environnementaux couverts par la loi proposée", a ajouté le Cardinal, faisant référence au champ limité des droits couverts par la proposition de la Commission de l'UE.
"Les communautés du Sud ont demandé que les entreprises rendent des comptes en réponse à la destruction de leur environnement, à la dégradation des écosystèmes locaux et à la violation de leurs droits par les entreprises multinationales. Pourtant, la proposition de la Commission ne fait pas grand-chose pour offrir des voies crédibles de justice aux personnes affectées". Le non renversement de la charge de la preuve, par exemple, rend le régime de responsabilité civile existant inaccessible aux personnes affectées, a déclaré Josianne Gauthier, Secrétaire générale de la CIDSE.
La déclaration a été publiée par Caritas Europa, la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE), la CIDSE, Don Bosco International, l'Alliance européenne Laudato Si' (ELSIA), le Centre social jésuite européen, Justice et Paix Europe, le Mouvement Laudato Si' et Pax Christi International.
Source : cidse.org





